ÉconomieÉconomie bleue

Économie bleue : histoire de l'exploitation économique des mers, des fleuves et des ressources aquatiques, de l'Antiquité à la théorisation contemporaine

De l'expédition de Sahourê vers le pays de Pount (~2450 av. J.-C.) aux cités-États swahili de Kilwa et Mombasa, du traité de Tordesillas (1494) à la Convention de Montego Bay (1982), du livre de Gunter Pauli (2010) à la Conférence de Nairobi (2018) : 4 500 ans d'exploitation économique des mers africaines avant que le concept d'« économie bleue » ne reçoive enfin un nom.

Publié le 03 septembre 2026

Introduction

Le 26 novembre 2018, au Kenyatta International Convention Centre de Nairobi (Kenya), plus de 4 000 délégués venus de 184 pays ouvraient la première Conférence mondiale sur l'économie bleue durable (Sustainable Blue Economy Conference), coorganisée par le Kenya, le Canada et le Japon, et clôturée le 28 novembre 2018 par la « Déclaration d'intention de Nairobi ». Ce sommet consacrait, huit ans à peine après sa formulation initiale, l'entrée d'un concept — l'« économie bleue » — dans le vocabulaire officiel de la diplomatie économique mondiale, et plaçait pour la première fois un pays africain à l'origine institutionnelle de cette consécration.

Le terme lui-même est daté avec précision : il apparaît en 2010 dans l'ouvrage The Blue Economy: 10 Years, 100 Innovations, 100 Million Jobs, publié par l'entrepreneur belge Gunter Pauli (né en 1956) chez Paradigm Publications (Taos, Nouveau-Mexique, États-Unis), à partir d'un rapport qu'il avait remis dès 2009 au Club de Rome. Pauli, ancien dirigeant de l'entreprise belge de détergents écologiques Ecover (1991-1994) et fondateur le 6 avril 1994, sous l'égide de l'Université des Nations unies (Tokyo, Japon), du réseau ZERI (Zero Emissions Research and Initiatives), y théorise un modèle économique inspiré des écosystèmes naturels, à zéro déchet, qu'il oppose délibérément à l'« économie verte », jugée trop coûteuse pour les pays du Sud. Il peut donc être présenté, sous réserve des débats de priorité terminologique exposés plus loin (section III), comme le premier théoricien identifié à avoir formalisé et diffusé mondialement l'expression « économie bleue » dans un texte publié et daté.

Mais l'histoire économique des mers, des fleuves et des ressources aquatiques précède de plus de quatre millénaires cette théorisation. Le fait maritime commercial le plus anciennement documenté par un texte daté est l'expédition envoyée vers 2450 av. J.-C. par le pharaon Sahourê (Ve dynastie égyptienne) vers le pays de Pount — Corne de l'Afrique actuelle, probablement le littoral somalien —, dont la pierre de Palerme conserve le bilan comptable : 80 000 unités de myrrhe, 6 000 unités d'électrum et 23 000 bâtons d'un bois précieux, vraisemblablement de l'ébène. Entre ce premier compte rendu chiffré d'un commerce maritime organisé par un État et la conférence de Nairobi de 2018, s'écoulent très exactement 4 468 ans — un écart que l'article ci-dessous documente étape par étape, en Afrique comme dans le bassin méditerranéen et l'océan Indien.

L'objectif de cette synthèse est de restituer, avec la précision chronologique la plus rigoureuse possible, l'histoire de l'exploitation économique des mers, des fleuves et des ressources aquatiques — pêche, commerce maritime, ports, aquaculture — jusqu'à la théorisation moderne de l'« économie bleue », en accordant une attention particulière aux côtes, fleuves et cités-États maritimes du continent africain, trop souvent absents des récits occidentaux de l'histoire maritime mondiale.

I. Antiquité — les premières routes maritimes et fluviales de profit (env. 2450 av. J.-C. – IIIe siècle apr. J.-C.)

1.1 L'Égypte pharaonique et le pays de Pount

Le premier événement de commerce maritime organisé par une autorité étatique et attesté par un document daté est l'expédition envoyée par le pharaon Sahourê, second souverain de la Ve dynastie, vers 2450 av. J.-C. environ (dates de règne généralement situées autour de 2490-2477 av. J.-C.), vers le pays de Pount. Les bas-reliefs de son temple funéraire d'Abousir constituent la plus ancienne représentation visuelle connue d'un commerce maritime, et la pierre de Palerme — annales royales gravées sur basalte noir, conservées principalement au Museo Archeologico Regionale de Palerme (Sicile, Italie) — enregistre le bilan de cette expédition. Le pays de Pount reste géographiquement débattu, la localisation la plus admise le situant dans la Corne de l'Afrique (Somalie, Djibouti ou Érythrée actuels).

L'expédition la plus documentée vers Pount demeure celle de la reine-pharaon Hatchepsout (règne ~1479-1458 av. J.-C., expédition vers l'an 9 de son règne, ~1470 av. J.-C.), représentée sur les parois du temple de Deir el-Bahari (Louxor, Égypte) : cinq navires d'environ 21 mètres, transportant myrrhe, encens, ébène, ivoire, or et arbres à myrrhe transplantés vivants. L'écart entre Sahourê (~2450 av. J.-C.) et Hatchepsout (~1470 av. J.-C.) est de 980 ans environ.

1.2 Les Phéniciens : premiers grands navigateurs commerciaux de la Méditerranée

Byblos (actuelle Jbeil, Liban) exporte le bois de cèdre vers l'Égypte dès le IIIe millénaire av. J.-C. Sidon domine entre 1500 et 1200 av. J.-C. environ. Tyr domine à partir de 1100 av. J.-C. environ. Carthage (actuelle Tunisie) est fondée traditionnellement en 814 av. J.-C. (niveaux archéologiques les plus anciens : dernier tiers du VIIIe siècle av. J.-C.).

Deux épisodes distincts : a) La circumnavigation de l'Afrique commandée par Nechao II (~600 av. J.-C.), rapportée par Hérodote, dont l'authenticité reste débattue mais partiellement corroborée en 2008 par la reconstitution du navigateur britannique Philip Beale. b) Le périple d'Hannon le Navigateur le long de la côte ouest-africaine (Ve siècle av. J.-C., datation débattue entre ~500 et 425 av. J.-C.), connu via le Codex Heidelbergensis 398 (IXe-Xe siècles apr. J.-C.), avec fondation de colonies dont Thymiaterion (actuelle Kénitra, Maroc).

1.3 Le Périple de la mer Érythrée

Guide de navigation grec anonyme daté entre 40 et 70 apr. J.-C. (fourchette de référence de Lionel Casson, 1989), décrivant les routes entre l'Égypte romaine, la côte est-africaine jusqu'au port de Rhapta (entre le sud de la Tanzanie et le nord du Mozambique actuels), l'Arabie du Sud et l'Inde occidentale. C'est le document le plus ancien mentionnant explicitement un port est-africain subsaharien engagé dans un commerce international documenté.

1.4 Pêche et navigation dans l'Afrique antique

Sites de pêche organisée sur le lac Turkana (nord du Kenya actuel) dès le néolithique ; pêche sur le Nil représentée dans l'iconographie funéraire égyptienne dès l'Ancien Empire (env. 2686-2181 av. J.-C.), notamment à Saqqarah.

II. Moyen Âge — cités-états swahili, routes de l'océan Indien et comptoirs atlantiques (env. 500 – 1500)

2.1 Naissance des établissements côtiers swahili

Contrairement au récit longtemps dominant de l'historiographie coloniale (fondations arabo-persanes sur un littoral vide), le consensus archéologique actuel (Mark Horton, Stephanie Wynne-Jones, Jeffrey Fleisher) établit que la civilisation swahili est fondamentalement d'origine bantoue et africaine, enrichie ensuite par des apports arabes et persans à partir du VIIe-VIIIe siècle.

Le site le plus anciennement documenté est Unguja Ukuu, sur l'île de Zanzibar (actuelle Tanzanie), occupé entre 500 et 750 apr. J.-C. pour les premières phases, déjà intégré aux réseaux commerciaux de l'océan Indien. Une analyse chimique de 2015 sur un objet en laiton daté du VIIe-début VIIIe siècle apr. J.-C. y a révélé des résidus de copal de Zanzibar utilisé comme encens. Le commerce s'intensifie à partir du milieu du VIIIe siècle ; à la fin du Xe siècle, Zanzibar est déjà une ville marchande majeure. Shanga et Manda (archipel de Lamu, actuel Kenya) émergent comme centres commerciaux aux VIIIe-Xe siècles. Mombasa (actuel Kenya) apparaît comme cité-état distincte dès le XIe siècle, certaines sources situant ses origines vers 900 apr. J.-C.

2.2 Kilwa Kisiwani : fondation, datation contestée et apogée commerciale

Kilwa Kisiwani (île au large de la côte sud de l'actuelle Tanzanie) est le cas le mieux documenté des cités-états swahili. Selon la Chronique de Kilwa (texte swahili compilé au XVIe siècle), Kilwa aurait été fondée par le prince persan Ali ibn al-Hassan Shirazi, originaire de Shiraz (actuel Iran), qui aurait acheté l'île aux populations bantoues locales contre des étoffes colorées. La Chronique situe cette fondation entre 957 et 975 apr. J.-C.

L'archéologie moderne nuance cette datation : les premiers bâtiments en corail et premières monnaies datent de la toute fin du Xe siècle (compatible avec la fourchette basse de la Chronique), mais les pièces de cuivre portant le nom « Ali ibn al-Hasan » sont datées par stratigraphie de la fin du XIe-début du XIIe siècle — un siècle à un siècle et demi plus tard. Par honnêteté méthodologique, ce site doit être présenté avec deux dates : la date légendaire (957-975) et la date archéologiquement mieux étayée (fin Xe-début XIIe siècle).

Kilwa atteint son apogée aux XIIIe-XVe siècles, intermédiaire obligé entre les gisements aurifères de l'intérieur (région du Zimbabwe actuel) et l'océan Indien. Le voyageur marocain Ibn Battuta (1304-1368/1369), qui visite Kilwa en 1331, la décrit comme « l'une des plus belles villes, et des mieux construites » qu'il ait vues sur la côte est-africaine.

2.3 Sofala et le commerce de l'or du Grand Zimbabwe

Sofala (embouchure de la rivière du même nom, actuel Mozambique) émerge comme comptoir au Xe siècle, relié par la rivière Buzi au marché de Manica puis aux mines d'or du Grand Zimbabwe. Aux XIVe-XVe siècles, Sofala devient l'avant-poste méridional du sultanat de Kilwa et la plaque tournante du commerce de l'or et de l'ivoire.

2.4 Les visites chinoises : Zheng He (1418-1433)

Entre 1405 et 1433, l'amiral chinois Zheng He (vers 1371-1433), au service de l'empereur Yongle des Ming, conduit sept expéditions maritimes. Les 5e, 6e et 7e (1417, 1421, 1431) atteignent la côte est-africaine (Mogadiscio, Malindi, Mombasa). En 1415, une girafe offerte par le sultan de Malindi arrive à la cour impériale de Nankin. Ces contacts chinois précèdent de 67 à 83 ans l'arrivée de Vasco da Gama (1498).

2.5 L'irruption portugaise et la fin de l'âge d'or swahili (1498-1593)

En 1498, Vasco da Gama devient le premier Européen attesté à atteindre Mombasa. Mombasa est attaquée par les Portugais en 1505, 1528 et 1589, mais se relève à chaque fois, avant d'être conquise durablement en 1593 ; le fort Jesus y est construit entre 1593 et 1596.

2.6 Les comptoirs atlantiques ouest-africains : Elmina

Sur la façade atlantique, l'événement fondateur est la construction en 1482 du château Saint-Georges-de-la-Mine par le Portugal, à Elmina (actuel Ghana) — premier comptoir permanent construit par une puissance européenne en Afrique subsaharienne. Les Provinces-Unies s'en emparent en 1637, le Royaume-Uni en hérite en 1872. L'écart entre la fondation légendaire de Kilwa (957-975) et Elmina (1482) est de 507 à 525 ans environ.

III. Époque contemporaine — colonisation des mers, droit de la mer et naissance du concept d'« économie bleue » (1494 – 2020s)

3.1 Le partage juridique des océans à l'ère des empires (1494-1982)

Le traité de Tordesillas, signé le 7 juin 1494 entre Castille et Portugal sous l'égide du pape Alexandre VI, constitue le premier acte juridique international de partage des espaces maritimes. Ce cadre bilatéral cède la place, à partir du XVIIe siècle, à la doctrine de la « liberté des mers » (mare liberum), formulée par Hugo Grotius en 1609.

Ce n'est qu'au XXe siècle que ce cadre est renouvelé : la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (CNUDM, Montego Bay) est signée le 10 décembre 1982 et entre en vigueur le 16 novembre 1994. Elle institue la zone économique exclusive (ZEE) de 200 milles marins, donnant pour la première fois aux États côtiers — dont la quasi-totalité des 38 pays africains dotés d'un littoral — un droit souverain exclusif sur l'exploitation économique des ressources marines.

3.2 Pêche coloniale et post-coloniale, essor de l'aquaculture (XIXe-XXe siècles)

La période coloniale (fin XIXe siècle aux indépendances africaines, principalement 1957-1975) voit la mécanisation de la pêche et l'intégration des littoraux africains aux marchés d'exportation européens. Sur la côte ouest-africaine, les Lébou et pêcheurs de Guet Ndar (Sénégal), ainsi que les communautés ewe, keta et fante (Ghana), pratiquaient déjà dès le XVIIe siècle des migrations maritimes saisonnières. Aujourd'hui, le Ghana concentre la plus grande diversité d'engins de pêche artisanale du golfe de Guinée, employant près de 80% des pêcheurs du pays (plus de 107 500 personnes, 186 villages côtiers).

3.3 La genèse du concept d'« économie bleue » : du Club de Rome à Rio+20 (2009-2012)

Premier fil : Gunter Pauli (2009-2010). L'entrepreneur belge Gunter Pauli (né en 1956), ex-PDG d'Ecover (1991-1994) et fondateur le 6 avril 1994 du réseau ZERI (Université des Nations unies, Tokyo), rédige en 2009 un rapport au Club de Rome, développé et publié en 2010 sous le titre The Blue Economy: 10 Years, 100 Innovations, 100 Million Jobs.

Second fil : les petits États insulaires du Pacifique (2011-2012). Indépendamment de Pauli, des délégations du Pacifique (PSIDS) promeuvent dès 2011 une « économie bleue » comme pendant océanique de l'économie verte, dans la préparation de Rio+20 (Rio de Janeiro, 20-22 juin 2012). Ces deux généalogies convergent à partir de 2012-2014, sans qu'aucune source ne permette d'attribuer une paternité exclusive certaine — l'ouvrage de Pauli demeure la première occurrence publiée et datée du terme exact.

3.4 L'appropriation africaine du concept : Stratégie AIM 2050 et Charte de Lomé (2012-2016)

La Stratégie africaine intégrée pour les mers et les océans à l'horizon 2050 est élaborée à Addis-Abeba (Éthiopie) du 3 au 6 décembre 2012, puis adoptée par l'Union africaine en janvier 2014. Le 15 octobre 2016 à Lomé (Togo), 33 États africains signent la Charte africaine sur la sûreté et la sécurité maritimes (Charte de Lomé).

3.5 La consécration internationale : la Conférence de Nairobi (26-28 novembre 2018)

La première Conférence mondiale sur l'économie bleue durable se tient à Nairobi (Kenya), coorganisée par le Kenya, le Canada et le Japon, réunissant plus de 4 000 participants, aboutissant à la Déclaration d'intention de Nairobi.

IV. Enjeux, courants de pensée et futurs possibles

4.1 Les tensions du modèle : surpêche, pêche illégale

La pêche illégale, non déclarée et non réglementée (INN) affecte disproportionnellement les zones économiques exclusives africaines. Des études documentent une pression croissante sur les stocks ouest-africains depuis les années 1980 (surpêche industrielle étrangère + croissance démographique littorale).

4.2 Trois courants de pensée

1. « Croissance bleue » (Commission européenne, années 2010) : exploitation intensifiée des ressources marines. 2. « Économie bleue durable » (Banque mondiale, ONU, depuis Nairobi 2018) : équilibre exploitation/préservation. 3. « Justice bleue » (chercheurs et société civile africaine/sud-asiatique) : critique de l'« accaparement bleu » des espaces maritimes au détriment des pêcheurs artisanaux.

4.3 Futurs possibles

Investissements portuaires internationaux (notamment chinois, Initiative Ceinture et Route depuis 2013) sur Djibouti, Mombasa, Lagos, Lomé ; aquaculture continentale en croissance (Égypte, premier producteur africain) ; potentiel des énergies marines renouvelables. La ZLECAf (signée le 21 mars 2018 à Kigali, entrée en vigueur le 30 mai 2019, échanges effectifs dès le 1er janvier 2021) reste un cadre encore largement à construire pour le secteur maritime.

V. Synthèse méthode Sankofa

L'image simple à retenir. Imaginez l'histoire de l'économie bleue comme un très long fleuve dont la source jaillit sur les rives du Nil, il y a environ 4 500 ans, quand un pharaon égyptien envoie ses bateaux chercher de la myrrhe sur la Corne de l'Afrique et fait graver le compte de ce qu'ils rapportent sur une pierre. Ce fleuve traverse ensuite les cités-comptoirs swahili de l'océan Indien — Kilwa, Mombasa, Zanzibar — où des marchands pèsent l'or venu du Zimbabwe contre la porcelaine venue de Chine. Il continue son cours à travers les forts de la côte atlantique, les traités qui découpent les mers entre empires, puis le droit international qui, en 1982, donne enfin à chaque pays côtier un morceau d'océan bien à lui. Et ce n'est qu'à l'extrême bout de ce très long fleuve, il y a à peine quinze ans, en 2010, qu'un entrepreneur belge donne enfin un nom à toute cette histoire : « économie bleue ». Le mot est récent ; la pratique qu'il désigne est vieille comme les premières civilisations.

Croquis conceptuel. Une frise chronologique horizontale, allant de la gauche vers la droite, à l'échelle réelle : à l'extrême gauche, « Sahourê, ~2450 av. J.-C. » ; puis « Hatchepsout, ~1470 av. J.-C. », « Phéniciens/Nechao II, ~600 av. J.-C. », « Périple de la mer Érythrée, ~40-70 apr. J.-C. » ; un groupe resserré pour le Moyen Âge swahili (500-1500 apr. J.-C. : Unguja Ukuu, Kilwa, Ibn Battuta 1331, Zheng He 1417-1431, Vasco da Gama 1498, Elmina 1482) ; un long segment vide entre 1500 et 1980 ; puis, tout à l'extrême droite, un amas dense de points sur seulement dix ans (2009-2018) — Pauli, Rio+20, Stratégie AIM 2050, Charte de Lomé, Conférence de Nairobi — illustrant l'accélération brutale de la théorisation du concept après 4 500 ans de pratique non nommée.

Bibliographie

Sources primaires

Chronique de Kilwa (Kilwa Chronicle), texte swahili compilé au XVIe siècle, versions arabe et swahili conservées notamment à la British Library, Londres.

Hérodote, Histoires, Livre IV, composé vers 440 av. J.-C.

Ibn Battuta, Rihla, dicté vers 1355-1357, décrivant le séjour à Kilwa en 1331.

Périple de la mer Érythrée, texte grec anonyme daté entre 40 et 70 apr. J.-C., édition de référence Casson (1989).

Pierre de Palerme, annales royales égyptiennes, IIIe millénaire av. J.-C.

Periplus d'Hannon le Navigateur, transmis par le Codex Heidelbergensis 398 (IXe-Xe siècle).

Ouvrages académiques

Casson, Lionel, The Periplus Maris Erythraei, Princeton University Press, 1989.

Damgaard et al., « Use of Zanzibar copal… », Journal of Archaeological Science, 2015.

Fleisher, J. ; Wynne-Jones, S., « The Chronology of Kilwa Kisiwani, AD 800-1500 », Azania, 2022.

Freeman-Grenville, G. S. P., « Numismatic Evidence for the Chronology at Kilwa », Numismatic Chronicle.

Horton, M. ; Middleton, J., The Swahili: The Social Landscape of a Mercantile Society, Blackwell, 2000.

Pauli, Gunter, The Blue Economy, Paradigm Publications, 2010.

Robin, Christian, « L'Arabie du Sud et la date du Périple de la mer Érythrée », Journal Asiatique, 1991.

Wynne-Jones, S. ; Fleisher, J., « Kilwa-type coins from Songo Mnara », Numismatic Chronicle, 2012.

Documents institutionnels

Convention des Nations unies sur le droit de la mer, Montego Bay, 10 décembre 1982 (en vigueur 16 novembre 1994).

Union africaine, 2050 Africa's Integrated Maritime Strategy, Addis-Abeba, 3-6 décembre 2012 (adoptée janvier 2014).

Union africaine, Charte africaine sur la sûreté et la sécurité maritimes (Charte de Lomé), 15 octobre 2016.

Union africaine, Accord ZLECAf, Kigali, 21 mars 2018 (en vigueur 30 mai 2019).

Nairobi Statement of Intent on Advancing the Global Sustainable Blue Economy, 26-28 novembre 2018.

Presse et médias

« An Ancient Circumnavigation of Africa », History is Now Magazine, 2025.

« Fort Jesus and the Tale of the Swahili Coast », Wandering Africa.

« Kilwa Kisiwani: The Medieval Swahili City That Traded Gold With China », AfroAtlas.

« La vision africaine de l'économie bleue », IRIS, Paris.

« The Blue Economy: Origin and Concept », Commonwealth of Learning.

« The Peculiar Story of Giraffes in 1400s China », Smithsonian Magazine.

Article rédigé pour Sankofa Finance, rubrique Économie. Méthodologie : datation systématique, corroboration chronologique, équilibre sources occidentales/africaines, sourçage vérifiable exclusivement.

Bibliographie

  • Chronique de Kilwa (Kilwa Chronicle), texte swahili compilé au XVIe siècle, versions arabe et swahili conservées notamment à la British Library, Londres. Source primaire
  • HÉRODOTE. Histoires, Livre IV, composé vers 440 av. J.-C. Source primaire
  • IBN BATTUTA. Rihla, dicté vers 1355-1357, décrivant le séjour à Kilwa en 1331. Source primaire
  • Périple de la mer Érythrée, texte grec anonyme daté entre 40 et 70 apr. J.-C., édition de référence Casson (1989). Source primaire
  • Pierre de Palerme, annales royales égyptiennes, IIIe millénaire av. J.-C. Source primaire
  • Periplus d'Hannon le Navigateur, transmis par le Codex Heidelbergensis 398 (IXe-Xe siècle). Source primaire
  • CASSON, Lionel. The Periplus Maris Erythraei, Princeton, Princeton University Press, 1989. Ouvrage / article académique
  • DAMGAARD, K. et al. « Use of Zanzibar copal… », Journal of Archaeological Science, 2015. Ouvrage / article académique
  • FLEISHER, Jeffrey et WYNNE-JONES, Stephanie. « The Chronology of Kilwa Kisiwani, AD 800-1500 », Azania, 2022. Ouvrage / article académique
  • FREEMAN-GRENVILLE, G. S. P. « Numismatic Evidence for the Chronology at Kilwa », Numismatic Chronicle. Ouvrage / article académique
  • HORTON, Mark et MIDDLETON, John. The Swahili: The Social Landscape of a Mercantile Society, Oxford, Blackwell, 2000. Ouvrage / article académique
  • PAULI, Gunter. The Blue Economy: 10 Years, 100 Innovations, 100 Million Jobs, Taos, Paradigm Publications, 2010. Ouvrage / article académique
  • ROBIN, Christian. « L'Arabie du Sud et la date du Périple de la mer Érythrée », Journal Asiatique, 1991. Ouvrage / article académique
  • WYNNE-JONES, Stephanie et FLEISHER, Jeffrey. « Kilwa-type coins from Songo Mnara », Numismatic Chronicle, 2012. Ouvrage / article académique
  • NATIONS UNIES. Convention sur le droit de la mer, Montego Bay, 10 décembre 1982 (entrée en vigueur le 16 novembre 1994). Texte réglementaire / institutionnel
  • UNION AFRICAINE. 2050 Africa's Integrated Maritime Strategy, Addis-Abeba, 3-6 décembre 2012 (adoptée en janvier 2014). Texte réglementaire / institutionnel
  • UNION AFRICAINE. Charte africaine sur la sûreté et la sécurité maritimes et le développement en Afrique (Charte de Lomé), Lomé, 15 octobre 2016. Texte réglementaire / institutionnel
  • UNION AFRICAINE. Accord portant création de la Zone de libre-échange continentale africaine, Kigali, 21 mars 2018 (entrée en vigueur le 30 mai 2019). Texte réglementaire / institutionnel
  • Nairobi Statement of Intent on Advancing the Global Sustainable Blue Economy, Nairobi, 26-28 novembre 2018. Texte réglementaire / institutionnel
  • « An Ancient Circumnavigation of Africa », History is Now Magazine, 2025. Presse et médias
  • « Fort Jesus and the Tale of the Swahili Coast », Wandering Africa. Presse et médias
  • « Kilwa Kisiwani: The Medieval Swahili City That Traded Gold With China », AfroAtlas. Presse et médias
  • « La vision africaine de l'économie bleue », IRIS, Paris. Presse et médias
  • « The Blue Economy: Origin and Concept », Commonwealth of Learning. Presse et médias
  • « The Peculiar Story of Giraffes in 1400s China », Smithsonian Magazine. Presse et médias